Réunion internationale des secrétaires

Ipswich, MA, Etats-Unis, 9-13 mars 2020

Pour la première fois dans l’histoire de la congrégation, une réunion des secrétaires provinciales a été organisée, avec l’équipe du leadership de la congrégation (CLT) et les responsables de l’administration générale (dont les bureaux sont à Rome, Namur et Ipswich) : secrétariat, archives, bureau des finances (CFO), bureau des communications (CMO), soutien à la mission, intranet (First Class), école virtuelle.   Les secrétaires venaient des Etats-Unis, d’Amérique latine, d’Afrique, d’Europe et d’Asie.  A cause du coronavirus, les invitées d’Italie et du Japon n’ont pas pu voyager ; elles ont suivi toute la session via la technologie Zoom Meeting, grâce à laquelle elles pouvaient nous voir, nous entendre, se faire voir et entendre.

La réunion s’est déroulée à Ipswich, jolie petite ville au bord de l’océan, dont plusieurs maisons en bois datent du 17e siècle.  

Le bâtiment, situé en retrait dans la forêt, a été construit en 1962 pour accueillir les nombreuses novices de l’époque.  Aujourd’hui, une cinquantaine de Sœurs de Notre-Dame de Namur y vivent ; s’y trouvent aussi les bureaux de la province SND US East-West, un centre de spiritualité ainsi que les bureaux de la congrégation : CMO, CFO et Support de la mission.

Le thème général était « en feu pour la mission ».  Les objectifs de la réunion étaient les suivants :

  • Rencontre et échange d’expériences entre secrétaires provinciales.
  • Rencontre du CLT et des responsables des services généraux : quelle joie d’associer des visages et des voix aux noms lus si souvent !
  • Rappel des responsabilités des secrétaires et apprentissage de techniques
  • Rêves et décisions : comment notre réseau peut-il faire avancer la mission de la congrégation ?

La réunion, très bien préparée, s’est déroulée dans un climat très fraternel. Le travail était intense. Prières, exposés soutenus par des projections, réflexions personnelles ou par tables, discussions où la parole de chacune était écoutée. Marie Felten, archiviste générale à Namur, avait préparé un exposé sur l’importance des archives depuis le début de la congrégation (pour Julie et Françoise), sur les meilleures pratiques de collecte des documents pour les archives et sur la mise en valeur du patrimoine des Archives provinciales et générale (exposition, articles dans revues, accueil des chercheurs, site internet avec lignes du temps, Centre d’héritage…).

Nous avons partagé la liturgie avec la communauté dans la très belle chapelle d’Ipswich et avons eu des soirées sociales dont l’une animée par les sœurs africaines nous a permis de rire et chanter !

En mettant l’accent sur le réseautage pour la mission, nous avons renforcé les liens entre nous ; le rassemblement nous a donné l’occasion de rencontrer, de partager et d’apprendre les unes et des autres.

Grâce à ce rassemblement, nous sommes unies dans notre ministère et intégrées dans les travaux de la congrégation !  Plus que jamais nous croyons dans la mission de Notre-Dame de Namur et nous sommes en feu avec son esprit !  Unies dans l’amitié et une cause commune, gardons allumé le feu de notre mission!

Sœur Marie-Rose Lepers, secrétaire de la province Belgique Sud/France et Marie Felten, notre archiviste générale, ont eu le plaisir de voyager ensemble avec Delta Airlines. Elles ont pu rentrer à temps ; trois jours en avance pour Marie qui avait prévu de visiter New York ; vu le progrès du coronavirus, elle a dû y renoncer.

7 février 2020: Ste Julie fêtée dans les écoles Notre-Dame

Quelque 150 participants ont rejoint la communauté éducative Notre-Dame à Namur le vendredi 7 février pour célébrer le 50ème anniversaire de la canonisation de Julie Billiart, fondatrice de la congrégation et de nos écoles.

Préparation de l’événement à l’ESND de Namur

Depuis mai dernier, les écoles Notre-Dame de Belgique ont été invitées par le groupe ASSOEC ND (Association des Ecoles Congréganistes) de la province Belgique Sud/France à sensibiliser les enseignants et leurs élèves à l’anniversaire de la canonisation de sainte Julie. Un comité constitué de professeurs et d’éducateurs de quelques écoles s’est réuni régulièrement avec Sr Marie-Thérèse Beget, Sr Christiane Houet, responsable du Centre d’Héritage, Mme Felten, archiviste générale et Sr Monique Petit.

Très vite, des décisions ont été prises par ce comité : créer une page Facebook pour permettre à tous d’être informés des activités en cours ; choisir la fleur de tournesol pour faire le lien entre les activités et fixer la date du 7 février pour le rassemblement des adultes et des jeunes à Namur. L’objectif de cette journée serait de permettre à tous de se rencontrer, d’apprendre à se connaître et de se sentir partie intégrante de la grande famille Notre-Dame belge mais aussi internationale.

Restait à mettre tout cela en œuvre dans les écoles qui le souhaiteraient… Les projets s’élaborent, la créativité est au rendez-vous et les nouvelles initiatives sont partagées à chaque réunion du comité organisateur qui s’agrandit de rencontre en rencontre.

C’est des 4 coins de la Belgique que les participants sont arrivés le 7 février : les écoles de Gand et de Berchem en Flandre ; celles de Saint-Hubert, Marche, Bastogne, Arlon, Namur, Fleurus, Jumet, Charleroi et Thuin en Wallonie. Les réalisations des élèves d’Anderlecht et des écoles au Pérou sont projetées via un powerpoint diffusé en continu.

Institut Notre-Dame de Thuin

Chaque école disposait d’un stand où présenter à tous la réalisation des enseignants et de leurs élèves dans le cadre des 50 ans : maquette, cellule vidéo, panneaux divers, mise en scène de l’arrivée de Julie à Saint-Hubert, puzzle, pots de fleurs, jeu de l’oie etc…de quoi découvrir à travers le parcours d’un stand à l’autre les trésors de créativité et de réflexion de nos écoles Notre-Dame.

Durant toute la journée, Mme Felten et Sr Christiane ont donné à tous l’occasion de visiter le Centre d’Héritage et l’exposition relative au 50ième anniversaire de la canonisation.

La chorale des élèves de Saint-Hubert nous a permis de terminer la journée en célébrant sainte Julie une fois de plus. Au programme, des chants extraits du CD de sainte Julie, le nouveau chant « Une femme debout » créé pour l’année jubilaire par Théo Mertens et une hymne à la Vierge, le tout coupé par l’une ou l’autre réflexion introduisant le chant.

La célébration s’est achevée avec la chanson « Le Tournesol » de Nana Mouskouri pendant laquelle des petits sacs de graines de tournesol ont été remis à chaque participant. Graines à planter bien sûr mais aussi et surtout, invitation à devenir chacun, chacune, là où nous sommes, de petits tournesols constamment tournés vers le Beau, le Bon en nous et autour de nous pour le proclamer à la suite de Julie.

Chorale de l’école de Saint-Hubert

Merci à chacun pour sa participation, son enthousiasme, son désir d’aller de l’avant en attendant la prochaine occasion de nous retrouver à nouveau.

Sœur Monique-Marie PETIT

Les jeunes à Gembloux

« Depuis les dernières nouvelles envoyées sur le site de la province, plusieurs jeunes étudiants, stagiaires ou doctorants se sont succédés à Gembloux.
Après avoir brillamment défendu sa thèse, Fang est retournée en Chine rejoindre son mari et leurs deux enfants.

A l’avant plan : Zaneidou: A côté: Shi puis Laura dans le fonds. Sur le côté: Fang pour son dernier souper avec nous.

Fang a laissé sa chambre à un autre chinois : Shi est doctorant et travaillera à Gembloux jusqu’en octobre prochain. Son épouse, Zhu a vécu trois semaines dans la maison l’an dernier pour défendre sa thèse , y a envoyé son mari et y est revenue pour lui rendre visite quelques jours en début d’année.

Zhu revient de Chine pour visiter son mari.

Zaneidou ( Niger) nous a rejoints pour un stage de 5 mois ainsi que Laura, belge, qui terminera ses études d’ingénieur agronome en juin prochain.
Valère, post doctorant, vient du Bénin pour un an et Tiffany, Française est là jusqu’en juillet pour un stage en microbiologie.
Avec Shi, ces derniers arrivants aiment à se retrouver pour partager leurs préoccupations, les coutumes de leurs pays ou encore l’actualité… Avec un chinois parmi nous, le coronavirus est au menu des conversations.

Nouveau cette année : nous nous retrouvons tous pour le souper du samedi soir qui est préparé à tour de rôle. Les différentes saveurs du monde sont au rendez-vous et permettent à chacun de partager quelque chose des richesses culinaires de son pays.
Excellent moyen de construire de bonnes relations entre nous, de partager nos différentes cultures et de nous ouvrir au monde pour apprendre à le connaître et à l’aimer. » Sœur Monique-Marie Petit, mars 2020

Shi, Zhu, Valère et Tiffany pour le repas d’au revoir à Zhu

Nouvelles de Gembloux

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est décembre-2019-021-225x300.jpg.

« Les mois de novembre et de décembre ont été choisis par les experts pour mettre de l’ordre dans la propriété de Gembloux. Tandis que dans le fond de la propriété, les énormes tas de branches mortes avaient été évacués , les ronces et les lierres arrachés durant l’été , le tour des arbres était arrivé.
 Pour amener plus de lumière dans la cuisine ( entre-temps retapissée elle aussi) et surtout apaiser la peur des voisins( la mienne également) en cas de tempête, les 5 thuyas près de la chapelle ont été abattus. Un véritable travail de professionnels comme vous pouvez le voir sur les photos ! Toutes les branches, même les plus petites sont tombées, à l’endroit décidé par l’élagueur grimpeur! Impressionnant !

Les arbres fruitiers avaient eux aussi besoin d’un petit élagage pour continuer à nous donner de délicieuses pommes et poires. Moins impressionnant  évidemment, moins stressant aussi mais tout aussi performant! Ce jeune, encore étudiant, a fait un travail de pro. Le beau grand rosier de la façade a aussi profiter de son expertise.

Merci à chacun pour le soin apporté aux arbres du jardin. Le printemps arrive et la terre est déjà préparée pour y accueillir quelques légumes la saison prochaine.
Bienvenue à chacune! »

Sœur Monique-Marie Petit

1804-2020

A la suite d’un triduum de prière et de contemplation sur les pas de Julie et Françoise à travers le Centre d’Héritage, nous avons célébré et commémoré la fête de l’Institut en cette année des 50 ans de canonisation.

Lors de la traditionnelle procession des lumières, nous avons fait une première halte face à la peinture nous rappelant la vision du 2 février 1806. Puis nous avons repris notre marche à travers les 12 mois auxquels les thèmes nous associaient à toute la Congrégation à travers le monde (https://snddensjb50.org/ ).

« Enseigner en 1806 »

Comment sainte Julie a-t-elle débuté son oeuvre d’éducation au lendemain de la Révolution française? Quel rôle Napoléon a-t-il joué dans l’ouverture des ECOLES? Comment étaient formées les INSTITUTRICES à l’époque? Qui étaient les ÉLÈVES? Quel était le PROGRAMME SCOLAIRE?

Replongez -vous dans l’histoire! C’était il y a plus de 200 ans…

Pour lire la suite, cliquez icithème « SJB50 » du mois de janvier 2020 à l’occasion des 50 ans de canonisation de Julie Billiart.

Bastogne 1944

Comment les Sœurs de Notre-Dame ont vécu la Bataille des Ardennes dont on commémore le 75ème anniversaire?

Installées depuis 1836 dans la ville, les Sœurs ont vécu avec beaucoup d’intensité les événements tragiques de l’hiver 44-45.

Hiver 44-45

Bastogne est libérée le 10 septembre 1944 ; les Américains demandèrent aux Sœurs de pouvoir occuper l’école.  Comme les classes n’avaient pas repris en septembre, les Sœurs acceptèrent de prêter locaux, cours et parc aux militaires qui faisaient de la cartographie.

Sœur Emmanuel Didier, Supérieure de la communauté de Bastogne.

A la suite des insistances des parents, la Supérieure, Sœur Emmanuel Didier, rouvrit en novembre les classes supérieures techniques et ménagères ainsi que les écoles normales.

Mais de façon inattendue, les Allemands relancèrent les combats ; c’est l’offensive des Ardennes qui débuta le 16 décembre 1944.

Dimanche 17 décembre, quelques parents vinrent rechercher leur fille car les routes de l’ouest étaient encore libres.  Deux Sœurs partirent aussi avec quelques élèves à Marche.

Dès le lendemain, il n’y avait plus moyen de sortir de la ville ; les premiers obus tombèrent sur Bastogne.  L’Ecole devait assurer la sécurité d’une centaine d’élèves.  Celles-ci furent emmenées au sous-sol dans l’abri du corridor rouge (à cause des pavés de couleur rouge) où les Sœurs s’étaient aussi réfugiées.  En plus des élèves, 600 à 700 civils de Bastogne et des environs furent reçus dans l’abri du couloir gris (à cause des murs gris).  A côté d’un oratoire improvisé, se trouvait un troisième abri pour la communauté dit « cave de la chaufferie » où sont restées groupées plus de 50 Sœurs durant toute l’offensive.

Les conditions de vie dans les caves furent très dures : les corridors étaient bondés, l’hiver était rude (parfois moins de -17°) et le manque d’hygiène fut pénible (pas d’eau, pas d’électricité, soins sanitaires problématiques).

Bastogne était un lieu stratégique pour les Américains.  Les renforts, dont le groupement blindé « B » de la 10ème Division Blindée et la 101ème Division Aéroportée de McAuliffe, arrivèrent très rapidement dans la ville.

Mercredi 20 décembre : jour tragique !  Les Sœurs prenaient le repas de midi au rez-de-chaussée quand tout à coup un obus explosa dans la rue.  Les Sœurs se précipitèrent à la cave.  Sœur Emmanuel alla prier à l’oratoire improvisé au sous-sol ; elle se trouvait devant le tabernacle quand soudain, un fracas épouvantable se fit entendre.  Un obus était tombé sur le trottoir devant le soupirail de la cave à charbon.  Des éclats furent projetés dans tous les sens. 

Bastogne, 1944. SND, Archiv. prov. de Belgique Sud.

L’un d’eux parcourut la cave, transperça la planche derrière le tabernacle, traversa le ciboire, ressortit à l’avant et frappa mortellement Sœur Emmanuel au cœur.  Une autre Sœur, Sr Céline fut aussi gravement touchée à la jambe.

Le tabernacle, le ciboire et le gilet de laine de Sr Emmanuel
sont conservés au Centre d’Héritage des Sœurs de Notre-Dame à Namur. 
Une plaque commémorative est fixée au mur de la cave de Bastogne.

Le vendredi 22 décembre, les Allemands lancèrent un ultimatum au général McAuliffe commandant les troupes américaines.  Mais celui-ci refusa de se plier en criant : « Nuts ! ».  Les bombardements furent terribles dans la nuit de Noël puis encore dans la nuit du 29 au 30 décembre.  L’abri des Sœurs fut terriblement menacé par les flammes des maisons environnantes.

MacAuliffe et Patton à Bastogne, 1944. Edit. Séminaire Bastogne.

Une partie des élèves est enfin évacuée vers Neufchâteau les 30 et 31 décembre.  Mardi 2 janvier, des chauffeurs de camions américains embarquèrent professeurs et élèves pour sortir de la ville martyre en direction d’Arlon.

Quelques Sœurs restèrent à Bastogne avec les réfugiés qui n’avaient plus d’abri, et attendirent le retour des autres Sœurs, après le mois de juillet.

Beaucoup d’habitants de Bastogne témoignèrent ensuite leur reconnaissance envers les Sœurs de Notre-Dame.

UNE CONGRÉGATION INTERNATIONALE

« Aujourd’hui, les Sœurs de Notre-Dame sont présentes partout dans le monde. Julie Billiart, aurait-elle pu imaginer la carte du monde de Notre-Dame de Namur d’aujourd’hui et les nombreuses cultures que la congrégation embrasse? »

Dès l’origine de la congrégation, la fondatrice souhaite élargir son entreprise, d’abord sans quitter l’espace franco-belge.   Le premier voyage de Julie Billiart hors du territoire francophone est celui qu’elle entreprend en juin 1806 avec le Père Leblanc en FLANDRE où ce dernier est chargé d’inspecter le collège de Roulers.   Les premières tentatives d’implantation hors de l’espace franco-belge sont dirigées vers la HOLLANDE puis vers l’AMÉRIQUE dès 1840.

Pour lire la suite, cliquez ici: thème « SJB50 » du mois de décembre 2019 à l’occasion des 50 ans de canonisation de Julie Billiart.

Sainte Julie missionnaire

Dès l’origine de la congrégation, Julie Billiart entreprend d’élargir le champ de son action. D’abord, sans quitter le territoire franco-belge, les sœurs se font missionnaires.

« Allez par le monde entier proclamer la Bonne Nouvelle à toutes les nations » Mc 16,15.

Cliquez sur le lien ci-dessous pour lire le thème du mois de novembre: